Exercice conjoint « Shakti 2016 » entre les armées de terre française et indienne

Clôturé le 16 janvier, cet exercice a renforcé la compréhension mutuelle et amélioré l’interopérabilité entre les deux unités.

Rajasthan, le 16 janvier 2016

Un détachement de 56 « Gaillards » du 35e régiment d’infanterie (35e RI) de la 7e brigade blindée de l’armée de Terre française est arrivé le 6 janvier 2016 – en avion militaire de transport A400M Atlas – sur le terrain du « Mahajan Field Firing Range » de Bikaner, dans l’État du Rajasthan (ouest de l’Inde), pour participer à l’exercice franco-indien « Shakti » avec le 2e Bataillon des Garhwal Rifles.

Il s’agit de la troisième édition de cet exercice après une première édition en 2011 dans les contreforts de l’Himalaya et une deuxième édition en 2013 dans les Alpes Françaises.

Par le biais de « Shakti », les armées de terre française et indienne ont pu partager leur expérience du combat contre-terroriste en milieu semi-urbain sous mandat des Nations Unies.

Clôturé le 16 janvier, cet exercice a renforcé la compréhension mutuelle et amélioré l’interopérabilité entre les deux unités.

Ces exercices font partie intégrante du Partenariat Stratégique de défense conclu en 1998 entre la France et l’Inde,. Lors de la visite d’Etat du Premier Ministre indien Narendra Modi à Paris en avril 2015, les autorités françaises et indiennes ont salué la tenue d’exercices conjoints entre armées de terre (exercice Shakti), marines (exercices Varuna) et armées de l’air (exercice Garuda). Elles ont affirmé leur volonté de renforcer la coopération bilatérale de défense à travers ce type d’exercice.

Note sur le 35e Régiment d’infanterie

Créé en 1604, le 35e régiment d’infanterie est l’un des plus anciens régiments de France encore en activité. Il a participé à la plupart des campagnes majeures de l’ancien régime. La révolution et la création du premier empire ne verra pas la mort du régiment ; il participera à toutes les campagnes napoléoniennes. Il est à noter qu’il servit durant 3 ans aux Indes. En effet, le 2e Bataillon débarqua avec les forces du bailli de Suffren pour participer à la prise de Cuddalore et Trincomalee en 1781 aux forces britanniques, avec le soutien des soldats d’Haidar Ali.

Durant l’entre-deux-guerres (1918 – 1939), il continua à s’entraîner dans la région de Belfort et à se tenir prêt pour le combat, tout en participant à la « campagne du Levant » en Syrie et au Liban. Emporté par la tourmente de 1940, il renaquit quatre ans plus tard à travers les mouvements de résistance de Bourgogne et de l’Yonne

Composé de 1 200 soldats, le régiment, divisé en 9 compagnies, est à la pointe de la technologie, maîtrisant le combat félinisé, transporté par les VBCI et commandé au travers de la numérisation de l’espace de bataille. Cette maîtrise des savoir-faire du fantassin moderne a été mise à profit sur tous les théâtres d’opération, qu’ils soient intérieurs (plan Vigipirate et Sentinelle) ou extérieurs : Ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d’Ivoire, Tchad et plus récemment Afghanistan et Mali.

Dernière modification le 26/02/2016

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