Le CNES à l’international - un réseau réactif et compétent

Le CNES dispose, tant en Europe qu’à l’international, d’un réseau de correspondants auprès d’ambassades ou de structures proches qui représentent les intérêts de la politique spatiale de la France.

JPEG

Conseillers ou diplomates ?

Catherine Ivanov-Trotignon à Bruxelles, Jean-François Dupuis à Berlin, Pierre-Henri Pisani à Moscou, Mathieu Weiss à Bangalore, Mathieu Grialou à Tokyo et Philippe Hazane à Washington constituent le réseau des correspondants du CNES à l’international. Qu’ils soient en poste à Bruxelles, Berlin ou Bangalore, la première fonction des correspondants du CNES est de représenter la politique spatiale française et les intérêts de l’agence. C’est aussi de mettre tout en oeuvre pour développer les coopérations, assurer une veille scientifique et technique, préparer les missions spatiales...
Ces fonctions font du correspondant un médiateur essentiel de l’activité spatiale internationale et exigent une sensibilité particulière aux différences culturelles.

Certains représentants du CNES ont leur bureau au sein de l’ambassade française, Philippe Hazane à Washington ou Mathieu Grialou au Japon, d’autres dans des consulats, comme Mathieu Weiss à Bangalore. Quelle qu’elle soit, cette implantation bénéficie toujours de son environnement, qu’il soit diplomatique, commercial ou industriel.

Le codéveloppement, gage de relations solides

Nommé représentant du CNES en Inde par Jean-Yves Le Gall, Mathieu Weiss est en poste à Bangalore depuis quelques mois. À peine élu président de la République, François Hollande a souhaité renforcer le partenariat technique franco-indien, avec pour figure de proue un plan de coopération spatial ambitieux. Dans ce cadre, Mathieu Weiss souhaite proposer au CNES des coopérations allant au-delà de l’observation de la Terre, et portant sur l’exploration de l’Univers.

Autre souhait d’un homme qui, malgré son expérience du pays, s’émerveille encore chaque jour : inscrire la coopération dans un cadre durable, faire du co-développement. En effet, si l’Inde est aujourd’hui le 3e partenaire spatial de la France en volume d’échanges, après les États-Unis et la Russie, ce n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat de cinquante ans de coopération sans discontinuité. « L’avenir, ce sont des équipes franco-indiennes intégrées entre Toulouse et Bangalore. Les Indiens qui ont travaillé à Vernon dans les années 1970 ont toujours passionnément oeuvré pour la coopération entre la France et l’Inde. Encore aujourd’hui, ils restent
très attachés à notre pays. C’est un atout formidable », précise-t-il.

Les lancements de Mégha-Tropiques et de Saral ont montré la capacité d’adaptation des Indiens : « La culture de l’ingénieur en Inde est très différente de la nôtre. Elle est fondée sur l’astuce, l’ingéniosité, l’ouverture à tous les domaines. Elle n’est pas cloisonnée comme chez nous », explique notre correspondant. « En Inde, tout doit être réalisé sur la base de coûts extrêmement contraints. À l’avenir, nous pourrions avoir à nous appuyer sur la pratique indienne pour devenir nous-mêmes plus compétitifs », poursuit-il.

*source : cnesmag

Dernière modification le 09/07/2015

haut de la page