Nouvelles de l’Alliance Française, Panjim

Guillaume Blanc, un violoniste à contre-courant… électronique

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Alors que l’orage illuminait le ciel de Goa, Guillaume Blanc muni de son « orchestre électronique » est venu se produire le 11 juin dernier au Menezes Bragenza Hall où 250 personnes, au courant de sa venue, ont été électrisées par sa performance branchée à 2 000 volts !

JPEGLa performance de Guillaume Blanc n’était pas simple à expliquer aux personnes qui appelaient sur le combiné téléphonique de l’Alliance Française Panjim pour se renseigner sur cet électron libre. Et pour cause, le violoniste, de formation classique, recrée le langage des machines à l’aide de son violon… et d’une table de mixage ! En effet, sa console, reliée à son ordinateur, lui permet d’enregistrer un premier courant sonore lequel devient, à force d’accumulations, une véritable charge musicale, mêlant le folklore, le jazz et la musique beat.

Comme l’explique Guillaume Blanc lui-même« Chaque siècle a transformé́ le langage musical légué́ par le précédent pour pouvoir s’exprimer. Chaque époque a son empreinte sonore distinctive et de mon point de vue, le "son" et le langage musical du 21ème siècle sont ceux de la musique électronique ».

Tandis que le son du courant électrique « Rising fire » a fait se briser l’appui tête de son violon, le courant continua avec Dancefloor qui généra des oscillations frénétiques le long des jambes du public venu en nombres ce soir-là. Quant à « Before fighting, qui ne va pas sans rappeler la musique tsigane, a totalement électrisée la salle. Ce qui est le but de l’artiste d’ailleurs, qu’il décrit comme « une sensation puissante et intense, qui semble provenir du fond des âges… » Après une heure sous haute tension, la machine s’arrête mais le son reste.

C’était la première fois que Guillaume Blanc jouait à Goa mais gageons qu’Electric suites aura une suite ! Qui l’eut cru que le courant pu être aussi mélodique ?

A propos de Guillaume Blanc :

Né en 1981, Guillaume a commencé le violon à l’âge de 5 ans. Il débute ses études au Conservatoire de Marseille, puis les poursuit dans celui d’Aulnay-sous-Bois où il obtient son premier prix de violon classique. Intéressé par l’approche du violon dans un contexte de musique actuelle et improvisée, il intègre le CMDL, dans la classe de Didier Lockwood lui-même. Installé à Paris, il participe à de nombreux projets musicaux et cinématographiques (MK2 Désert Rebel, téléfilm Les Camarades pour France 2...) qui l’amènent à se produire régulièrement en France et à l’étranger.

« Les violonistes de Jazz ne sont pas encore légions et Guillaume Blanc fait certainement partie des meilleurs d’entre eux. Dans son projet Electric Suites, il défend des compositions originales de grande qualité. Il mérite un très bel avenir, à découvrir ! » Didier Lockwood

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Dernière modification le 05/09/2014

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