Point de presse conjoint avec M. Fouad Massoum, président de la République irakienne [en]

Baghdad, le 12 Septembre 2014

Monsieur le Président,

Nous nous sommes parlé au téléphone tant de fois depuis votre élection. Mais, je tenais à être présent, ici, aujourd’hui à Bagdad, parce qu’il y a un nouveau gouvernement en Irak qui s’est constitué démocratiquement et qui a pu rassembler l’ensemble des composants du peuple irakien. Et vous y avez joué un rôle majeur.

C’est pourquoi je m’honore d’être le premier chef d’Etat à être reçu, ici, à Bagdad, depuis la formation de ce nouveau gouvernement, pour vous affirmer le soutien et l’amitié de la France.

Cette solidarité prend plusieurs formes. D’abord une solidarité politique. Si la France est aux côtés de l’Irak, c’est parce que l’Irak est un pays qui a fait sa transition démocratique, qui a pu organiser des élections, qui a pu former un gouvernement. Un gouvernement où toutes les familles politiques sont présentes. Je serais d’ailleurs, au moment du déjeuner que vous avez prévu d’organiser, avec l’ensemble des chefs de partis qui représentent le peuple irakien.

La solidarité de la France est aussi humanitaire et sécuritaire. Vous affrontez un ennemi, un groupe terroriste qui n’a pas de frontière, mais qui a des intérêts maintenant territoriaux, qui veut faire la guerre non pas simplement à l’Irak, qui veut faire la guerre à tous les peuples qui ne partagent pas cette vision du monde fondé sur la terreur.

La France, en soutenant l’Irak, permet à la communauté internationale de prendre en main aussi son propre destin et sa propre sécurité. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, vous et moi, d’organiser une Conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre ce groupe terroriste « Daech ». Cette conférence se tiendra lundi à Paris, et mobilisera un grand nombre de pays.

L’objet de cette conférence est de coordonner les aides, les soutiens, les actions, pour l’unité de l’Irak et contre ce groupe terroriste.

La solidarité de la France, c’est aussi d’avoir pu fournir, aussitôt qu’il a été possible, une aide humanitaire, qui a été répétée à plusieurs reprises et encore aujourd’hui, et aussi une aide militaire.

Nous continuerons ensemble, dans les discussions que j’aurai avec vous, avec le gouvernement irakien, à organiser cette solidarité qui n’est pas simplement le reflet de notre amitié, mais également de notre intérêt commun, dans la lutte contre le terrorisme.

Mais aujourd’hui, c’est un temps nouveau qui s’ouvre et je veux que les relations entre la France et l’Irak prennent une dimension nouvelle. C’est le sens également de ma présence, ici, à votre invitation.

Dernière modification le 14/09/2014

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